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Chargés de déclencher dans les plus brefs délais le déploiement des secours les mieux adaptés à chaque situation, les Centres de Traitement de l’Alerte sont, dans le Nord, au nombre de 5. Deux sont implantés à Lille (un pour le secteur Lillois et l’autre pour les Flandres et Dunkerque), les autres ont à Roubaix, Cambrai et Valenciennes. Un effectif total de 116 Sapeurs-Pompiers est affecté à cette tâche primordiale.
Selon son importance, chaque site dispose actuellement de 21 à 26 opérateurs (chefs de postes compris) qui prennent, à tour de rôle, des permanences de 12 heures. Afin d’être en phase leurs collègues chargés des interventions, ils sont principalement recrutés parmi les Sapeurs-Pompiers disposant d’une expérience de 4 à 5 ans sur le terrain. Ils doivent être polyvalents, curieux et, bien sûr, suffisamment réactifs pour pouvoir prendre les mesures qui s’imposent dans la minute suivant l’appel. Dans chaque CTA , la permanence est assurée simultanément par 2 à 3 opérateurs et un chef de salle. Outre l’incontournable poste téléphonique, tous disposent d’un processus d’enregistrement autorisant la réécoute immédiate des derniers appels, d’une radio permettant d’entrer en permanence en communication avec les véhicules engagés et d’un terminal informatique destiné au suivi des interventions lancées. Chaque salle est également équipée d’un écran synoptique affichant en permanence les moyens matériels disponibles ou indisponibles dans chaque CIS rattaché au site.
Installé à Lille, rue de l’Hôpital Militaire, dans le même immeuble que le CTA Flandres, le CODIS est en liaison directe et continue avec les cinq Centres de Traitement de l’Alerte. Une garde est assurée en permanence par un Major et un Lieutenant ou un Capitaine chargés, entre autres, d’informer les autorités compétentes de l’évolution des situations présentant un caractère de gravité. Si l’envergure d’une intervention l’impose, ils peuvent à tout moment prendre la direction des opérations et alerter les Officiers d’astreinte.
4 500 appels quotidiens…
Quelque 4500 appels sont enregistrés quotidiennement par les cinq Centres de Traitement de l’Alerte. Ils conduisent à, environ, 400 interventions. Les raisons d’un tel écrémage ? Le 112 d’abord, qui, bien que géré par les Sapeurs-Pompiers, concerne toutes les urgences et pas seulement les leurs. Le fait aussi qu’un seul accident sur la voie publique puisse générer jusqu’à une dizaine d’appels de témoins de la scène. Et puis, en bien plus grand nombre, il y a les coups de fil malveillants qui constituent la majorité des appels. Le doute incite parfois l’opérateur à engager des secours alors que l’alerte se révèle, à terme, être fausse. Cela concerne 4 à 5 interventions chaque jour, ce qui représente près de 2000 sorties inutiles chaque année.